C’est en cheminant dans les ruelles du Vieux Poët-Laval qu’on découvre le musée avec sa collection de bibles anciennes et d’objets du patrimoine protestant du XIXe siècle. Le musée évoque la Réforme du XVIe siècle, les guerres de Religion, l’édit de Nantes et sa révocation, mais aussi les persécutions, le « Désert *», l’exil dans les pays du « Refuge* » et la liberté retrouvée à la Révolution ; et enfin l’œcuménisme et le protestantisme aujourd’hui. Le musée souligne également le rôle des protestants en faveur de la République, des droits de l’homme et de l’éducation, leur attachement à la lutte contre l’oppression et à l’accueil des réfugiés.
Animations d’été
Haut lieu d’animation et de rencontres, le musée accueille conférences et concerts.
En juillet, deux concerts sont programmés : le 7 juillet à 20 h, « Dissonances sacrées », avec Marie Neeser et Éric Noyer ; le 12 juillet à 19 h, « Airs classiques et chansons », avec le quatuor Éphémère.
À l’occasion de la « Journée du musée », cette année le 23 août, le musée accueille deux conférences : à 15 h, « Amape, une maison d’accueil protestante dans le Dauphiné », avec Roland Riess et Florence Buis-Pagès et, à 17 h, « Qui sont ces drômois qui se réfugient à Genève au temps de Calvin ? », avec le généalogiste Jérôme Escoffier.
La journée se termine à 21 h par le « culte au Désert », dans la nature et la nuit, en mémoire des cultes clandestins (interdits) du XVIIIe siècle, auxquels les fidèles assistaient au risque de leur liberté, voire de leur vie.

L’entrée du musée du Protestantisme dauphinois © Musée du Protestantisme Dauphinois
* Le « Désert » : la clandestinité des huguenots (protestants) restés en France pendant les persécutions religieuses (de la révocation de l’édit de Nantes en 1685 jusqu’à l’édit de tolérance de Versailles en 1787). Des assemblées du Désert se tenaient dans des lieux écartés, avec baptêmes, mariages et obsèques effectués clandestinement.
* Le « Refuge » : en 1685, à la révocation de l’édit de Nantes (qui accordait la liberté de culte aux Huguenots) 200 000 huguenots (sur 800 000) préfèrent prendre le chemin de l’exil plutôt que se convertir, dans des conditions précaires en raison de l’interdiction formelle d’émigrer. Ils partent vers les Pays du « Refuge » : Afrique du Sud, Allemagne, Amérique, Angleterre, Danemark, Hollande, Irlande, Suisse.
Randonner sur les pas des huguenots
Le musée est le point de départ et d’arrivée de l’itinéraire européen de randonnée « Sur les pas des Huguenots » (GR 965). Ce parcours invite à marcher sur les traces des exilés protestants vers les pays du « Refuge* » qui les ont accueillis entre le XVIe et le XVIIIe siècle. 29∫étapes couvrent une distance totale de 374 km en région Auvergne-Rhône-Alpes. Une étape permet de rejoindre à pied la petite ville de Dieulefit et ses potiers, en partant du musée (5,7 km, durée : 1 h 45).
Musée du Protestantisme dauphinois : 25 rue de l’ancien temple à Poët-Laval.
Contact : mfpf@wanadoo.fr – 04 75 46 46 33
museeduprotestantismedauphinois.com
En juillet-août, le musée est ouvert tous les jours de 15h à 18h30 du mardi au samedi de 10h à 12h30.
