Bonne année ?

« Bon Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? – Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul » (Évangile selon Luc 18.18-19 ; selon Marc 10.17-18).    
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Bon, bonté, bonheur… Qu’est-ce qu’on peut s’en souhaiter, des bonnes choses, en début d’année ! Moments de rêve, où l’on prétend être bon et que les autres le sont, que la nature l’est, que l’économie l’est, que la culture l’est… Tout est bel et bon dans la république des bisounours !

 

Si vous lisez cet article après le 1er janvier, vous regrettez déjà, je suis sûr, ce qui ne vous apparaît déjà plus que comme une hypocrisie, un mensonge sans suite, une illusion fugace que d’ailleurs vous avez peut-être noyée dans la télé, le sommeil, l’alcool, les mets délicats… Peut-être, le jour même de se souhaiter des choses bonnes ou meilleures, avez-vous déjà regretté les paroles dites ou entendues, ou peut-être ne les avez-vous pas dites, avez-vous refusé d’en entendre, tellement elles vous auraient semblé surréalistes par rapport à votre propre vécu…

 

Où donc est passé le bon dans notre vie ? Ne le cherchez pas dans ce qu’on vous souhaite le 1er janvier, ne le cherchez pas dans ce qui vous entoure, ni dans ce qui vous remplit, c’est là que vous serez déçu, vous ne trouveriez que le mal ou bien l’éphémère. « Dix minutes de bonheur par jour, c’est déjà pas mal », disait Piaf. Ça laisse quand même 1 430 minutes de malheur ou d’absurde ! Serons-nous alors sans espérance ?

 

« L’espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5.5). Espérer en soi-même ou dans le monde, voilà le malheur, voilà l’absurde ! Mais espérer en Dieu ?! « Personne n’est bon si ce n’est Dieu seul », disait Jésus. Pas parce que c’est « le bon Dieu », expression dont ceux qui l’utilisent ne comprennent plus le sens. Mais parce qu’il nous aime, et que son amour (comme tout amour) ne dépend pas de nous, de ce qu’on fait ou pas, mais seulement de lui, seulement « à cause de son nom » (Ps. 23.3).

 

Alors oui, nous pouvons espérer, mais en Dieu seul, pour toute cette année et au-delà, et que ce temps doive se passer ici-bas ou auprès du Père ! Nous pouvons espérer la bonté et le bonheur, mais ces mots n’ont alors plus le même sens. Quand on vous demandera, jour après jour, si « ça va ? », ne répondez plus : « ça va, on fait aller… » Mais dites : « ça va, Dieu fait aller », car « toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8.28). Dites-le ou ne le dites pas, mais sachez-le, soyez-en convaincus, espérez-le, laissez le Saint-Esprit de Dieu le rendre vrai en vous, dans votre vie, dans vos relations, dans vos engagements…

 

Alors votre année sera bonne parce que Dieu seul est bon, et que c’est ce Dieu-là qui vous aime. Il prendra soin de vous. Bonne année !

 

 

 

 

 

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